IPA :Infirmière de Pratique Avancée, quel est son rôle ?

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La pratique avancée suppose une évolution des compétences de l’IDE pour le suivi des pathologies chroniques stabilisées, en consultation de seconde ligne.

C'est un levier pour répondre à la problématique de désertification médicale, la montée en compétence au niveau master (formation de 2 ans en faculté de médecine) est nécessaire. Cette obligation sera à confirmer avec le décret d’application, l’Article 119 la Loi du 26 janvier 2016 a posé le cadre légal des pratiques avancées. Un IDE de pratique avancée en soins primaires n’a de sens qu’au sein d’une équipe pluriprofessionnelle : articulation indispensable et évidente avec le médecin généraliste et les intervenants du premier recours.

La pratique avancée n’est pas un protocole de coopération, cela nécessite d’avoir une certaine autonomie pour développer ces compétences. L’IDE de pratique avancée apporte :

 

• Une vision transversale du parcours du patient,
• De l’innovation dans la prise en charge,
• Des questionnements éthiques en concertation avec l’équipe.

Les patients ne sont pas rencontrés en première intention : le médecin l’oriente vers l’IDE de pratique avancée et ce dernier est libre de décider s’il accepte cette forme de suivi ou non. Il s’agit donc de prendre en charge le suivi des pathologies chroniques stables. Si un problème de santé aigu ou un risque de décompensation est constaté, le patient est renvoyé vers le médecin généraliste .

Le ministère des Solidarités et de la Santé a présenté le 8 mars dernier son projet de décret sur les pratiques avancées aux organisations ordinales et syndicales : résultat mitigé et réactions vives de chacune des parties... pourtant le ministère espère que les premières formations universitaires sur les pratiques avancées pourront être mises en place dès la rentrée prochaine.